Dans un effort conjoint sans précédent, l’Institut haïtien des droits humains (IHDH), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et l’Office de la protection du citoyen (OPC) ont lancé, sous le haut patronage du PBF (Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix), une formation intensive sur la collecte de données numériques. Organisée les 27 et 28 avril, cette initiative vise à transformer 15 organisations de la Grand’Anse en véritables sentinelles contre la corruption.
Sous la houlette de Micher Lamour et Loogardy Camil, formateurs et membres de l’IHDH, les participants ont plongé dans l’univers de KoboToolbox et de l’application KoboCollect, mettant ainsi la technologie au service de l’intégrité.
L’objectif était clair : moderniser les méthodes d’investigation pour documenter avec précision les pratiques de corruption qui gangrènent les secteurs public et privé gérant des fonds publics. « Il ne s’agit plus seulement de dénoncer, mais de fournir des preuves fiables, rapides et inattaquables », ont martelé les intervenants. Grâce à la logique des « formulaires intelligents » et aux contraintes de saisie, les données recueillies sur le terrain gagnent en qualité et en crédibilité.
Durant ces deux journées enrichissantes, les représentants des organisations de défense des droits humains ont acquis une maîtrise pratique de plusieurs modules : Création et gestion de formulaires sur le serveur KoboToolbox.
Installation de KoboCollect et synchronisation avec les serveurs.
Collecte de données hors ligne et transmission sécurisée.
Ces outils techniques favoriseront la rapidité et la fiabilité des rapports des enquêteurs
Les participants ont salué l’impact immédiat de l’atelier. « Nous avons appris que les formulaires peuvent être intelligents grâce aux conditions logiques et que les contraintes assurent la qualité des données. La capacité de collecter des informations sans connexion internet est un atout majeur pour les zones reculées de la Grand’Anse », s’est enthousiasmé l’un d’eux.
En somme, cette formation n’est qu’une étape dans l’engagement durable de l’IHDH, comme l’a réaffirmé Loogardy Camil. Fidèle à sa mission d’accompagnement, l’organisme restera en avant-garde auprès des organisations communautaires de base (OCB). En renforçant les capacités techniques de ces acteurs locaux, l’IHDH et ses partenaires onusiens et étatiques posent les jalons d’une protection des droits humains plus rigoureuse et d’une transparence accrue en Haïti.