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Disparition d’un nouveau-né à l’hôpital Saint-Antoine de Jérémie : l’IDETTE réclame une enquête rapide

Vingt-quatre heures seulement après sa naissance, une petite fille a été portée disparue à l’hôpital Saint-Antoine de Jérémie. L’incident, survenu le jeudi 3 septembre 2026, suscite une vive émotion dans le chef-lieu du département de la Grand’Anse et soulève de sérieuses interrogations sur les protocoles de sécurité au sein de la maternité de cet établissement public.

Selon une note d’alerte émise par l’Initiative départementale contre la traite et le trafic des enfants (IDETTE), la mère de l’enfant, Mysterline Cléomard, âgée de 16 ans, a donné naissance à une petite fille le mercredi 2 septembre. Le lendemain, le nourrisson a disparu dans des circonstances qui demeurent, pour l’heure, nébuleuses.

Face à cette situation, l’IDETTE exprime son indignation et exhorte les autorités judiciaires et policières à explorer toutes les pistes susceptibles d’expliquer cette disparition, notamment l’hypothèse d’un enlèvement ou celle d’un éventuel trafic de nouveau-nés.

Saisies du dossier, la Brigade de protection des mineurs (BPM) et l’Institut du bien-être social et de recherches (IBESR) ont entamé des démarches d’investigation. L’organisation de défense des droits de l’enfant insiste sur la nécessité de préserver et de sécuriser rapidement les éléments susceptibles de contribuer à l’enquête.

Parmi les mesures préconisées figurent la vérification des registres d’admission et de sortie de la maternité, l’examen des listes de garde du personnel soignant ainsi que l’exploitation des éventuels enregistrements des caméras de vidéosurveillance de l’établissement.

L’IDETTE attire également l’attention sur la vulnérabilité de la jeune mère, âgée de seulement 16 ans. Elle réclame pour elle une prise en charge psychologique ainsi qu’une protection juridique appropriée, afin qu’elle puisse être entendue et accompagnée à l’abri de toute pression ou intimidation.

L’organisation appelle enfin le parquet de Jérémie et la Police nationale d’Haïti à mobiliser tous les moyens nécessaires pour retrouver le nourrisson dans les plus brefs délais et faire toute la lumière sur les circonstances de sa disparition.

Au-delà de l’émotion suscitée par cette affaire, une question demeure : comment un nouveau-né a-t-il pu disparaître d’un établissement hospitalier moins de vingt-quatre heures après sa naissance ?

L’enquête devra permettre d’établir les faits, d’identifier les éventuelles défaillances et, le cas échéant, de déterminer les responsabilités pénales ou administratives.